21° Festival Biarritz Amérique Latine

Comme tous les ans, la ville de Biarritz se met au couleur de l’Amérique Latine !

Une fois encore, les auteurs, cinéastes, musiciens et autres commerces sont conviés à participer à cette évènement exceptionnel. A l’ordre de cette semaine: immersion dans la réalité des pays latino-américains, et artisanat.

Je suis donc allée, le mercredi 26 septembre 2012, à ce fameux 21° Festival de l’Amérique Latine.

Pendant ce festival, plusieurs activités étaient proposées au public.
Au programme, il y avait:

  • Des expositions de photographies 
  • Des rencontres avec des cinéastes latino-américain
  • Des projections de films
  • Des concerts, comme celui de Philippe Cohen Solal (Gotan Project)

Pour ma part, j’ai participé tout l’après-midi à la  » Rencontre avec les Mayas »
- oui, ce n’est plus un secret, cette civilisation est celle qui m’intéresse le plus depuis mon voyage dans le Yucatán -.

Le programme de cette demi-journée se concentrait au village du festival, se trouvant au Casino de Biarritz. 

Prophétie du jour

 

14H 30 – Conférence avec Doña Faviana et Don Pedro, animée par Vincent Simon

Doña et Pedro - Btz

Photo: journal Sud-Ouest

Doña Faviana et Don Pedro sont deux guides spirituels venant tout droit du Guatemala. Pendant cette conférence, ils ont évoqué de façon générale la culture Maya, en évoquant les principes philosophiques de la cosmovision Maya, les habitudes, moeurs, rituels et croyances. Bien évidemment, le célèbre 21 décembre 2012, dont on entendait parler constamment puisque certains pensaient qu’il symbolisait la fin du monde, ainsi que les autres prophéties, en ont également fait l’objet.

María Faviana Cochoy Alva est membre de l’ethnie Maya Quiché. Professeur, auteur, elle intervient dans les universités du monde entier pour enseigner la cosmovision et la philosophie Maya. 
Pedro Celestino Yac Noj, est un Maya Quiché. Professeur et auteur, il participe à diverses conférences internationales sur l’histoire du
peuple Maya, l’éducation et la cosmovision Maya. En 2007, il coécrit avec María Faviana Cochoy Alva le livre « Raxalaj Mayab’ K’aslemalil, Cosmovision Maya, plénitude de la vie » exposant les principes philosophiques de la cosmovision Maya.

Extrait de « La Quotidienne » du festival:

- Doña Faviana nous explique que: « pour les Mayas, c’est la vie qui guide la quotidien, nous ne sommes pas dirigés par les jours de la semaine. Nous disposons d’un calendrier de 20 jours contenant 30 énergies, réunissant en tout 360 énergies. « 
Elle ajoute ensuite:  » Notre calendrier est infini, la vie continuera » - Oui, nous l’avons bien constaté … – 

16H – Projection de Granito de Pamela Yates, en présence de la réalisatrice – Trailer – 

Pamela Yates est une réalisatrice de documentaires et films américaine.
Elle dédie chacun de ses longs métrages à révéler les réalités invisibles et les  vérités non déclarées partout dans le monde, ayant pour but, à chaque fois, de défendre les Droit de l’Homme, notamment en Amérique Latine. Elle dénonce alors la violence des armées et l’insécurité des peuples laissés dans l’ombre par leurs dirigeants, souvent corrompus. 

Granito
« Granito », est le terme utilisé par une révolutionnaire maya lors des évènements qui ont secoué le Guatemala en 1982 pour désigner l’importance de l’engagement et de l’union des guatémaltèques dans la lutte contre le régime dictatorial de Rios Montt. Aujourd’hui encore, 20 ans plus tard, le documentaire « Grain de sable » se veut être un granito, une arme de plus contre le temps qui passe afin que la disparition de 200 000 guatémaltèques ne tombe pas dans l’oubli.

 

 

Résumé du film:
- «Grain de sable» raconte la façon dont plusieurs destins se sont joints autour du passé du Guatemala et nous montre comment un film documentaire peut jouer un rôle actif dans le présent d’un pays à l’histoire turbulente.
Chacun des personnages dont les destins s’entrechoquent dans «Grain de sable» ont un lien avec le Guatemala de 1982, période à laquelle le pays en guerre a connu la campagne génocidaire de «terre brûlée» des militaires guatémaltèques, responsable de l’extermination de près de 200 000 Mayas. 

Devenus partie intégrante du processus visant à poursuivre pénalement les responsables des crimes commis, ils ont chacun amené leur petit grain de sable, leur «granito», à l’établissement de la vérité. – 

Elle a été récompensé pour ce film-documentaire lors du Festival International du Film des Droits de l’Homme: Grand prix du jury et grands reportage, Prix spécial du jury dossiers et grands reportages et Grand prix du jury étudiant.

Pamela Yates

 

Ce film a secoué toute la salle. Personne n’avait idée de ce qui se déroulait au Guatemala dans les années 80. Nous avons vécu une véritable immersion dans ce pays en guerre contre son régime politique, s’intéressant à chaque personne intervenant lors du documentaire. Pamela Yates – ci-contre – est devenue un exemple de courage à suivre indéniablement. 
-Photo prise par moi-même-

 

 

 

La surprise supplémentaire a été l’intervention à la fin du film, d’une femme dans le public qui a  souhaité s’adresser au public et à la réalisatrice. Elle faisait partie d’un organisme gérant les conflits internationaux. Un homme lui avait remis un dossier concernant ce mouvement guatémaltèque contre la dictature. Elle a tenu à préciser que les autorités françaises étaient au courant de tout, mais qu’elles n’avaient pas voulu que le dossier soit rendu public. Elle n’avait pas eu la droit d’en parler aux journalistes. Ce fut un nouveau choc.

Le film est disponible en VO et en entier sur Youtube ici. Inutile de préciser qu’il est à voir, absolument.

18H – Cérémonie Maya avec Doña Faviana et Don Pedro, animée par Vincent Simon

Doña prière

Le public était convié à se rendre sur la plage, à participer à la cérémonie en l’honneur de Le Madre Tierra. En cercle, pieds nus, à genou, et tous les appareils éteints nous avons effectuer cette prière maya.
Comme vous pouvez le voir sur l’image, plusieurs fleurs et fruits sont mis en place sur le sable pour ensuite y mettre le feu. La prière a été dite par Don Pedro principalement, en langue maya. Pendant celle-ci, j’ai pu distinguer quelques mots qui m’étaient familier tels que Chichen Itza, Tikal, Palenque, Chilam Balam ou encore les chiffres.
-Photo prise par moi-même-

Manon


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